La blog de Bertrand Dussauge

De l'IVG à l'IMG avec des chèques-cadeaux pour Noël!

Ajouté le déc192008
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0811femme_christMardi 9 décembre, Kenza Braiga de Parenthèse Radio  animait une émission sur les traumatismes liés à l’avortement aujourd’hui.  Avec les  nombreux témoignages d’auditeurs sur l’IVG et ceux que j’ai pu extraire des blogs, je me suis rendu compte qu’il allait falloir une forte mobilisation du public, vous et moi, en 2009 pour célébrer les trente ans de la loi « Veil » votée définitivement en 1979. Cette dame qui avait  refusé de mourir dans les camps nazis est heureusement devenue immortelle à l’académie française.  Simone Veil avait essentiellement  convaincu les députés et sénateurs de gauche de voter pour sauver la vie et la liberté des femmes. Avant 1974, les femmes encouraient 2 ans de prison et les avorteurs 5 ans avec plus de 500 procès par an! Trente années plus tard, ces libertés sont toujours menacées et la souffrance réapparait.

Sans aborder les pays où l’avortement est toujours puni par la loi, les femmes qui ont été violées, par exemple, vont subir une double souffrance : physique et psychologique.

Physiquement,  l’intervention se réalise avec un minimum d’encadrement médicale à tel point que des femmes sont invitées à avorter par voie médicamenteuse chez elle sans antalgique (Interruption Médicale de Grossesse), pour des raisons économiques. Vous imaginez les conséquences d’hémorragies.
Mais cette violence est de plus en plus psychologique. Les femmes peuvent voir leur foetus « formé » dans les toilettes. La prise de décision pose forcément un cas de conscience que certains hommes savent exploiter pour fuir leur responsabilité. D’autres hommes exigent une réfection de l’hymen pour se marier!
Depuis aout dernier, l’état-civil accepte « l’acte d’enfant sans vie » pour rendre possible la notion d’homicide involontaire. Je crois que pouvoir donner un nom à un fœtus pour qu’il puisse être enterré dans un caveau, c’est officialiser la vie après cinq semaines de grossesse. C’est inviter lentement le législateur à revenir sur le vote de 1979.

Comme les Etats-Unis influencent nos comportements, nous devrions suivre l’exemple du planning familiale de l’Etat de l’Indiana qui offre des chèques-IVG pour huit cent mille habitants qui n’ont aucune couverture sociale!

Les chiffres méritent un débat : les avortements en 2008 sont pratiqués sur des femmes qui :

  • utilisent pour 2/3 d’entre elles des contraceptifs;
  • sont acceptées pour 3/4 d’entre elles dans le secteur public (intervention non rentable dans le privé)

Il n’ y a pas que des raisons économiques qui expliquent ces reculs dans la souffrance, c’est tout un environnement qu’il faut  revoir…

Article écrit le Vendredi 19 décembre 2008 | Tags : , , , , , , ,  | Publié dans Analytics, opinion  | Suivre les commentaires par RSS 2.0  | Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

4 commentaires pour “De l'IVG à l'IMG avec des chèques-cadeaux pour Noël!”

  1. Caro dit :

    Heu désolé melle la journaliste en herbe, mais IMG ne signifie AUCUNEMENT intervention médicamenteuse de grossesse, mais bien intervention MEDICALE de grossesse, c’est à dire de 3 à 9 mois de grossesse, quand le foetus (ou embryon) est considéré comme malade, malformé, atteint de trisomie, en bref ANORMAL
    De plus, si toutes ces interventions médicamenteuses ont lieu, c’est parce que les hopitaux sont surchargés de demandes de femmes qui veulent avorter alors qu’elles n’ont ni les raisons de le faire, ni la conscience du danger d’un tel acte, et qu’elles se retrouvent un beau matin en dehors du délai légal.
    Alors elles le font dans les toilettes comme vous dites, pour décharger les hopitaux.
    Sauf que la loi est passée pour des raisons d’hygiène et de sécurité, cette hygiène qu’on retrouve bien dans nos toilettes.
    Sauf que la loi Veil, votée comme vous dites en 1979, ne fête pas ses dix ans (apprenez à compter !) et que votée à l’origine pour venir en aide aux femmes violées, n’a eu de cesse de voir le nombre d’avortements augmenter…
    Sauf que aujourd’hui, on se rend bien compte, à l’image de mme Kenza Braigua, que les suites de cet acte sont catastrophiques pour beaucoup, et innefaçables pour tous.
    Bonne reflexion.

  2. bertrand dit :

    Quelle arrogance à la veille de Noël! Mon blog se nomme « bertrand dussauge » ce qui me classe normalement dans le genre masculin. Alors Mlle, non. Journaliste, non plus et en herbe pourquoi pas. Pour les trente ans de la loi Veil, merci du calcul. Cela ressemble à un lapsus volontaire. Enfin l’IMG, si vous avez raison sur la définition il n’en reste pas moins que vous jugez les femmes qui n’ont pas de raison selon vous d’avorter et qui surchargent les hôpitaux. Je ne vois pourquoi les femmes qui portent un foetus « anormal » doivent le perdre seules chez elles avec des médicaments? Je ne vois pas le progrès de notre société dans ce constat!

  3. Loup dit :

    Beau billet bien partial. Je vous invite à relire les débats à l’AN lors du vote de la loi… Quels sont aujourd’hui les progrès ??? Toujours autant d’avortement, de plus en plus de souffrance ou de détresse de la part des femmes ayant avorté.
    Et que dire de tous ces enfants tués ?? Sinon que ceux qui naissent sont des survivants !!!

  4. bertrand dit :

    Si je dois comprendre votre commentaire, vous souhaitez de manière impartiale que les femmes souhaitant avorter après un viol, par exemple, soit trainée en justice et incarcérée comme avant le vote de la loi Veil. En suivant votre logique, il faudrait aussi relegaliser la peine de mort car des tueurs continuent d’assassiner des enfants.

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