La blog de Bertrand Dussauge

Le kilt écossais réinventé par Catherine Painvin pour Jacadi

Ajouté le Sep132010
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Catherine Painvin est une artiste très singulière qui bouillonne pour Jacadi depuis l’hiver dernier. Sous la pression de l’urgence, son temps préféré, elle détourne le kilt écossais afin de présenter vendredi dernier la première collection Re-Naissance automne-hiver 2010. Dans cette logorrhée poétique, Catherine a revisité des armoiries sud-africaines (sous influence de la coupe du monde?) pour concevoir celles de Jacadi avec des J et un nounours!

Sa grande originalité, plus rare dans ce monde de créateurs, consiste à entreprendre un business rentable dès qu’une vision l’obsède. Catherine, excessive parfois mais avec le sourire, y investit tout ce qu’elle possède. Si cette princesse écossaise du XXIe siècle se retrouvait ruinée durant quelques mois, elle forcerait sa générosité pour toujours partager sa table avec ceux et celles qui croisent sa route. Car Catherine croit au destin. Aux routes qui se croisent comme les lignes d’un tartan écossais.

Sans doute aussi inspirée par le peintre Mondrian, Catherine joue avec la trame, les rectangles et les couleurs pour créer ses propres tartans dans la nouvelle collection Jacadi. Mais l’innovation n’est pas à cet endroit. Catherine Painvin coupe des bandes de cinq tartans aux motifs différents qu’elle superpose, en ajoutant éventuellement d’autres matières comme la fourrure (synthétique) ou des poches en cachemire pour constituer un « J kilt ». Aujourd’hui, cette lionne boisée offre sa griffe à la marque Jacadi avec plus de mille écossais, pour une renaissance de la vie, dont le bleu est aussi une histoire.

Ses premiers succès dans la mode pour les enfants sont signés Tartine & Chocolat avec son bleu ciel caractéristique. Une marque et un réseau de boutiques que Catherine vend en l’an 2000. J’ai la chance de rencontrer cette noceuse dans les années 90 grâce à l’une de ses filles, Caroline, pour passer des soirées pleines d’émotions et de fous rires dans la ville espagnole de Salvador Dali. Son carburant c’est l’amour, voire la passion. Elle donne pour recevoir un petit peu d’attentions et de baisers. Si Catherine ne reçoit plus d’amour, elle s’isole pour créer les nouveaux décors de sa vie avec des tableaux qui évoquent la souffrance avec beauté. Je me souviens de ce miroir géant dans sa propriété de l’Aubrac, en face de sa maison d’hôtes, dont l’encadrement est constitué de centaines de lames de chez Laguiole, une manufacture située à dix kilomètres.

Catherine fait le tri de ses idées quotidiennes pour passer à l’action, de nuit comme de jour. Les personnalités de tous les secteurs, du cinéma à la publicité en passant par la banque ou l’industrie, aiment savourer des longs moments avec Catherine Painvin. Isabelle Adjani ou Mercedes Erra font partie, entre autres, de son cercle d’inspiration. C’est pourquoi Catherine Painvin ouvre une galerie au nom éponyme cet automne pour une collection adultes, dont je dois taire le lieu. Laissez moi un commentaire pour que je vous informe de la date d’ouverture en avant-première. Je vous parlerai bientôt de la photo-déco avec un autre J…

Article écrit le lundi 13 septembre 2010 | Tags : , , , , ,  | Publié dans luxe, opinion, Vidéos  | Suivre les commentaires par RSS 2.0  | Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

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