La blog de Bertrand Dussauge

Le vrai débat commence sur les salaires des patrons

Ajouté le Juil22011
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La Tribune cette semaine a donné la parole à Xavier Bertrand qui se dit favorable à ce que les fortes rémunérations ne soient plus déductibles de l’impôt sur les sociétés. La vraie réponse est à trouver sur un seuil accepté simultanément par les pouvoirs économiques et politiques. Je parierai que cette pression politique va permettre aux représentants du patronat d’innover avec des propositions pour cet hiver. Le graphique ci-dessous montre que les revenus français des dirigeants seraient derrière ceux de l’Allemagne, l’Angleterre mais aussi de l’Espagne dont la croissance n’est pas au mieux…

j’avais déjà développé mon analyse sur la réputation des patrons qui recevaient des indemnités de départ parfois choquantes en face des bilans financiers et sociaux. Le ministre du Travail a rencontré mercredi dernier les membres de l’Afep, l’Association française des entreprises privées, pour qualifier les rémunérations versées à certains dirigeants « d’extravagantes ».

Selon Xavier Bertrand, deux pistes sont proposées du côté du gouvernement. Soit la taxation de ces rémunérations, soit les rendre non déductibles de l’impôt sur les sociétés à partir d’un certain seuil. Le ministre a confessé préférer cette dernière solution qui ressemble à celle que les britanniques ont prise pour les bonus des traders. De toute façon, l’entreprise serait responsable de ce prélèvement supplémentaire et en assumerait les frais. Le dirigeant ne subirait pas de taxes supplémentaires, sans doute pour ne pas les déduire d’une manière ou d’une autre, grâce à l’imagination de brillants fiscalistes! Pour prendre un exemple d’actualité, Mme. Bettencourt ou sa fille protectrice ne sentirait rien…

Cette proposition est clairement refusé par Maurice Lévy, le président de l’Afep et de Publicis, même s’il reconnaît «ici ou là des situations choquantes» que les conseils d’administrations doivent régler. Cette petite phrase est à mon avis le fil conducteur qui apportera des contre-propositions aux pouvoirs publics, après l’été.

Maurice Levy a souhaité cependant qu’une réflexion soit engagée sur la refonte de tout le système de participation et d’intéressement. La tonalité est un peu différente du côté des actionnaires du CAC 40 lesquels sont inquiets du projet gouvernemental selon une étude de Capitalcom et DLA Piper publiée ce mardi.

Article écrit le samedi 02 juillet 2011 | Tags : ,  | Publié dans Analytics, Politique business, Responsabilités  | Suivre les commentaires par RSS 2.0  | Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

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