Mardi 9 décembre, Kenza Braiga de Parenthèse Radio animait une émission sur les traumatismes liés à l’avortement aujourd’hui. Avec les nombreux témoignages d’auditeurs sur l’IVG et ceux que j’ai pu extraire des blogs, je me suis rendu compte qu’il allait falloir une forte mobilisation du public, vous et moi, en 2009 pour célébrer les trente ans de la loi « Veil » votée définitivement en 1979. Cette dame qui avait refusé de mourir dans les camps nazis est heureusement devenue immortelle à l’académie française. Simone Veil avait essentiellement convaincu les députés et sénateurs de gauche de voter pour sauver la vie et la liberté des femmes. Avant 1974, les femmes encouraient 2 ans de prison et les avorteurs 5 ans avec plus de 500 procès par an! Trente années plus tard, ces libertés sont toujours menacées et la souffrance réapparait.
Sans aborder les pays où l’avortement est toujours puni par la loi, les femmes qui ont été violées, par exemple, vont subir une double souffrance : physique et psychologique.
Physiquement, l’intervention se réalise avec un minimum d’encadrement médicale à tel point que des femmes sont invitées à avorter par voie médicamenteuse chez elle sans antalgique (Interruption Médicale de Grossesse), pour des raisons économiques. Vous imaginez les conséquences d’hémorragies.
Mais cette violence est de plus en plus psychologique. Les femmes peuvent voir leur foetus « formé » dans les toilettes. La prise de décision pose forcément un cas de conscience que certains hommes savent exploiter pour fuir leur responsabilité. D’autres hommes exigent une réfection de l’hymen pour se marier!
Depuis aout dernier, l’état-civil accepte « l’acte d’enfant sans vie » pour rendre possible la notion d’homicide involontaire. Je crois que pouvoir donner un nom à un fœtus pour qu’il puisse être enterré dans un caveau, c’est officialiser la vie après cinq semaines de grossesse. C’est inviter lentement le législateur à revenir sur le vote de 1979.
Comme les Etats-Unis influencent nos comportements, nous devrions suivre l’exemple du planning familiale de l’Etat de l’Indiana qui offre des chèques-IVG pour huit cent mille habitants qui n’ont aucune couverture sociale!
Les chiffres méritent un débat : les avortements en 2008 sont pratiqués sur des femmes qui :
Il n’ y a pas que des raisons économiques qui expliquent ces reculs dans la souffrance, c’est tout un environnement qu’il faut revoir…
4 commentaires » | Tags : acte d'enfant sans vie, avortement, chèque ivg, img, ing, interruption de grossesse, simone veil, souffrance | Publié dans Analytics, opinion
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